La rentrĂ©e… DĂ©ja !

L’Ă©tĂ© se termine tout doucement et la rentrĂ©e se profile.

Les demandes de rencontres affluent.

Cette annĂ©e, j’aurai moins de crĂ©neaux disponibles du fait d’une rĂ©sidence d’Ă©crivain Ă©talĂ©e sur toute la pĂ©riode scolaire.

Donc, si le cœur vous en dit de me faire rencontrer vos élèves autour de mon nouveau roman Tranquille comme Baptiste (Syros) et des autres, il va falloir vous décider assez rapidement.

La LĂ©gion d’Honneur !

16 juillet 22h30 : Alors que valises bouclĂ©es, je m’apprĂŞtais Ă  partir en vacances le lendemain matin, un sms tombe m’annonçant l’incroyable nouvelle : FĂ©licitations pour ta LĂ©gion d’Honneur !

IncrĂ©dulitĂ©, Ă©motion, fiertĂ©, joie, la palette des sentiments qui se sont mis Ă  dĂ©filer est si large qu’il m’a fallu plusieurs jours pour prendre la mesure de l’Honneur qui m’est rendu et pouvoir apprĂ©hender ce que cela signifie pour moi.

Cette mĂ©daille c’est d’abord Ă  mes parents qu’elle revient, petits juifs polonais, tailleur, couturière, arrivĂ©s dans les annĂ©es 30 et qui auront connu l’horreur de la guerre et la perte de certains des leurs. Ils n’en repartiront pas moins de l’avant, Ă©levant leurs enfants dans l’amour de cette France qui les avait pourtant si cruellement rejetĂ©s.

C’est aussi Ă  mes grands-parents, maternels et paternels, dont aucun ne parlait le français qu’elle revient.

Et enfin, c’est aussi et surtout aux millions d’âmes, sans nom et sans sĂ©pulture, dont je me suis donnĂ© pour mission de perpĂ©tuer la mĂ©moire par le biais de ma plume, de mes histoires, de mes rencontres…

Une telle reconnaissance me touche au-delà de tout ce que je pouvais espérer en devenant auteur de littérature pour la jeunesse.

Merci !

 

 

Vacances… Vraiment ?

Cette année scolaire 2017-2018 fut un bon cru.

Peu de déconvenues et beaucoup de magnifiques rencontres et de merveilleux moments, ainsi que quelques salons des plus sympathiques.

Finis, pour quelque temps, les dĂ©placements, les trains, les avions, les cars, les hĂ´tels, les grèves…

Les profs et les enfants sont en vacances… ou presque.

Mais les auteurs, que font-ils de leur été ?

Pour les autres, je ne sais pas trop, mais moi, j’entre en Ă©criture pour de longs mois… Jusqu’en dĂ©cembre, en fait. MĂŞme si, cette annĂ©e, de nombreux projets sont susceptibles de dĂ©marrer dès la rentrĂ©e, ce n’est qu’en 2019 que je reprendrai pour la 21ème annĂ©e consĂ©cutive mon bâton de pèlerin.

D’ici lĂ , j’aurai beaucoup beaucoup, Ă©crit: seule ou magnifiquement accompagnĂ©e : Pascal, Nancy, Matthieu et… Je ne vous en dis pas plus pour le moment.

Je vais donc mettre mon site en pause estivale et vous souhaite à tous le plus merveilleux des étés à lire, lire et lire encore.

 

 

 

Une exceptionnelle rencontre…

Je n’ai  pas toujours le temps d’evoquer les rencontres qui,  en cette période, se succèdent à un rythme effréné. Mais je ne peux faire l’economie de parler  de celles qui me touchent tant par leur préparation que par la qualité des échanges.

Ce fut le cas au  collège Jean Monnet de Saint-Ciers en Gironde. Un immense merci à la documentaliste et au groupe d’élèves rencontrés.

J’ai passé un formidable moment en votre compagnie !

 

Une sacrée leçon de vie !

Une rencontre exceptionnelle avec une classe exceptionnelle d’enfants “grains de sable”

Collège Simone Veil à Châteaurenard
Classe de 6eme
La Prof : Anne V.
La classe : 4 AVS, et 19 enfants avec chacun un ou plusieurs grain de sable, si nombreux qu'à eux tous ils pourraient en construire un château, me disent-ils.

Ils me recensent leurs grains de sable ; dyspraxie, dysorthographie, dyslexie, dyscalculie, dysgraphie, multidys, prĂ©cocitĂ©, hĂ©miplĂ©gie…
ils m’ont Ă©crit une pièce en un acte.
Extraits :

“Le grain de sable qui est le plus frĂ©quent dans la classe c’est celui de la dyslexie. Dans la classe on est nombreux Ă  l’avoir celui-lĂ  et il nous complique bien la vie.
Moi, en plus d’avoir une dyslexie j’ai un cocktail de grains de sable qui s’appellent dysorthographie, dysgraphie.

J’ai du mal Ă  me repĂ©rer dans l’espace et j’Ă©cris comme un chat, tout petit, et je n’arrive pas Ă  me relire…”
Une rencontre avec des enfants qui me donnent Ă  moi, l’adulte, une sacrĂ©e leçon de vie.