Mode d’emploi

Les rencontres avec nos jeunes lecteurs sont des moments d’exception. Pour les lecteurs, ils permettent de mieux connaĂźtre l’auteur, son univers, ses mĂ©thodes de travail… Et pour l’auteur de dĂ©couvrir son lectorat, d’Ă©changer avec eux, de ressentir leurs Ă©motions, leurs attentes…

Ces rencontres devraient donc ĂȘtre, pour les uns et pour les autres de prĂ©cieuses parenthĂšses de convivialitĂ©, de chaleur et d’enrichissements mutuels.

Mais pour qu’il en soit ainsi, il faut Ă©galement que chacun y mette du sien, que les rencontres soient minutieusement rĂ©flĂ©chies et prĂ©parĂ©es, que les conditions d’accueil de l’auteur soit optimales et que les « invitants » gardent Ă  l’esprit que ces rencontres Ă©tant rĂ©munĂ©rĂ©es, il leur faut s’assurer que cĂŽtĂ© financement, leur gestionnaire ne cherchera pas, une fois la rencontre effectuĂ©e, Ă  mettre de vilain bĂątons dans les roues du rĂšglement.

C’est afin d’optimiser la qualitĂ© des rencontres, et qu’enfants, adultes et moi-mĂȘme puissent en tirer le meilleur, que je me permets ici d’en rappeler les conditions, de maniĂšre Ă  ce que chacun des maillons de la chaĂźne en soit parfaitement informĂ© ou trouve les rĂ©ponses aux questions qu’il viendrait Ă  se poser.

Vous trouverez donc ici plusieurs rubriques concernant chacun des points essentiels Ă  l’organisation et le bon dĂ©roulement de ces rencontres.

Et un trÚs précieux TUTO

Auteurs, Illustrateurs, bienvenue…

Dessin de Delphine Perret

 

N’hĂ©sitez pas Ă  consulter le site de la Charte des auteurs oĂč vous trouverez Ă©galement une tonne d’informations plus utiles les unes que les autres.

Transports, hébergement

Les billets de train et l’hĂ©bergement sont Ă  votre charge. C’est Ă  vous qu’il incombe de faire les rĂ©servations d’hĂŽtel et de rĂ©gler la note.

Vu le nombre important de mes dĂ©placements et afin  de voyager dans les meilleurs conditions et de pouvoir travailler au calme ainsi que recharger mon tĂ©lĂ©phone portable et mon ordinateur,  je possĂšde un abonnement SNCF que j’achĂšte sur mes propres deniers et qui me permet de voyager en 1Ăšre classe quasiment au prix de la 2nde, dans sans surcoĂ»t de votre part. De ce fait, contrairement Ă  de nombreux autres auteurs, je prĂ©fĂšre rĂ©server et acheter moi-mĂȘme mes billets, Ă  la condition, bien sĂ»r, que ceux-ci me soient remboursĂ©s dans les plus brefs dĂ©lais. 

Lorsque le trajet pour venir jusqu’à vous est supĂ©rieur Ă  deux heures, merci de prĂ©voir une arrivĂ©e la veille. Et pas question, dans ce cas-lĂ , de ne prĂ©voir qu’une 1/2 journĂ©e de rencontres. Je n’accepte des rencontres dites 1/2 journĂ©e qu’en rĂ©gion Ile de France, soit Ă  maximum une heure de dĂ©placement de chez moi ; ou encore dans la mesure ou je suis dĂ©jĂ  sur place, par exemple, un mercredi matin, en prolongements des rencontres du mardi.

Je me dĂ©place beaucoup et cela nĂ©cessite donc que ces dĂ©placements, souvent Ă©reintants, se passent dans les meilleurs conditions et offrent un minimum de confort. Je ne fais pas ma diva (ce que l’on m’a dĂ©jĂ  reprochĂ©), j’essaie juste de me prĂ©server un tant soi peu afin que cet aspect de mon mĂ©tier perdure le plus longtemps possible.

L’hĂ©bergement, doit ĂȘtre dĂ©cent (minimum 2 Ă©toiles) et situĂ© en centre ville (si centre il y a, bien sĂ»r!). Epargnez-moi, de grĂące, les zones industrielles oĂč l’on me jette Ă  16 heures sans possibilitĂ© de dĂ©placements. C’est tellement agrĂ©able d’ĂȘtre hĂ©bergĂ©e dans un endroit oĂč l’on peut se promener sans dĂ©pendre de qui que ce soit pour nous vĂ©hiculer.

Evitez les hĂŽtels sans ascenseur oĂč il me faut hisser seule ma valise de mes seuls petits bras musclĂ©s jusqu’au 2Ăšme ou 3Ăšme Ă©tage.

Organisateurs, j’adore passer du temps avec vous, mais ne vous forcez pas Ă  passer toutes vos soirĂ©es avec moi, surtout si je suis logĂ©e dans un endroit sympa oĂč je peux me promener seule (j’adore ça).

Vous ĂȘtes nombreux Ă  me proposer trĂšs gĂ©nĂ©reusement de m’hĂ©berger chez vous. Je sais que cela part toujours d’une excellente et louable intention, mais aprĂšs une journĂ©e de rencontres j’ai vraiment besoin de crĂ©er une rupture, de me retrouver seule et libre de mon temps et de mes mouvements. Je n’accepte cette condition que de maniĂšre exceptionnelle, et seulement s’il n’y a pas d’autre moyen d’hĂ©bergement que chez l’habitant. mais, dans ce cas, j’apprĂ©cie de bĂ©nĂ©ficier d’une salle de bain et de toilettes privatives.

Les rencontres (À l’attention des enseignants, documentalistes, bibliothĂ©caires…)   J’aime rencontrer mes lecteurs Ă©coliers, collĂ©giens, lycĂ©ens, que ce soit en France ou Ă  l’Ă©tranger. Mais pour qu’une rencontre soit intĂ©ressante, il faut impĂ©rativement que les Ă©lĂšves aient lu au moins un de mes livres; mais plus ils en auront lu et plus la rencontre sera riche.

Il faut Ă©galement que cette rencontre soit soigneusement prĂ©parĂ©e en amont. Rien de pire pour un auteur de se retrouver devant une classe d’enfants muets !  Les enfants doivent avoir rĂ©flĂ©chi aux questions qu’ils ont envie de poser Ă  l’auteur.

Le pire des cas de figure pour moi est de me retrouver Ă  devoir puiser, moi-mĂȘme, des questions rĂ©unies dans un  chapeau !!! Pourquoi ? Parce que cela rend les enfants passifs et puis je ne sais pas Ă  qui m’adresser, qui regarder, quand je rĂ©ponds Ă  la question.

Evitez Ă©galement la liste de questions que l’on se passe d’Ă©lĂšve en Ă©lĂšve. cela a pour effet que l’enfant qui vous lit sa question, se fiche Ă©perdument de la rĂ©ponse !

Pour qu’une rencontre soit agrĂ©able, l’idĂ©al est de ne rencontrer qu’une seule classe Ă  la fois Ă  raison de trois rencontres par jour d’environ une heure. Toutefois, quand le nombre de classes est trop important, on peut Ă©ventuellement en regrouper deux.

La rencontre peut aussi s’organiser via Skype par vidĂ©o ou par clavardage. Cela s’appelle une e-rencontre et les conditions sont les mĂȘmes. Contactez-moi pour que je vous en explique le principe si vous l’ignorez, mais de façon basique il vaut mieux un grand Ă©cran et un bon micro ! Et il est nĂ©cessaire de faire un test quelques jours avant pour vĂ©rifier que tout fonctionne (en cas de problĂšmes techniques la rencontre ne sera bien sĂ»r pas facturĂ©e). La rencontre dure moins longtemps qu’une rencontre ordinaire : deux ou trois rencontres de 45 minutes dans une demi-journĂ©e, mais pas plus de quatre par jour.

Enfin, si l’essentiel des rencontres se font sous la forme de questions/rĂ©ponses, on peut aussi envisager de lancer un dĂ©bat sur une thĂ©matique particuliĂšre d’un de mes livres. Nombreux sont ceux qui s’y prĂȘtent et je suis ouverte Ă  toute proposition.

Je rĂ©ponds, bien Ă©videmment, Ă  toutes les questions. Toutefois, il est bien plus intĂ©ressant pour moi de rĂ©pondre Ă  des questions portant sur mes textes, ma façon d’Ă©crire, plutĂŽt qu’à celles dont les rĂ©ponses pullulent sur Internet. Exemple : depuis combien de temps Ă©crivez-vous ? Ou ĂȘtes vous nĂ©e ? Quel Ăąge avez-vous !

Il arrive souvent que des Ă©lĂšves aient prĂ©parĂ© avec leur enseignant une « animation’ » autour des livres lus. MĂȘme si l’intention est souvent trĂšs intĂ©ressante et rĂ©ussie, ne perdez pas de vue que lĂ  n’est pas le but essentiel de la rencontre. L’auteur invitĂ© l’est pour parler de son propre travail, d’échanger avec les Ă©lĂšves autour de l’écriture et des thĂšmes qui lui sont chers.

Quant aux oeuvres d’art souvent trĂšs volumineuses, sachez qu’aprĂšs mon dĂ©part de chez vous, il me faut rentrer chez moi en train, en Rer et en bus, que je suis fatiguĂ©e, que ma valise est lourde et que j’aurai plus tendance Ă  vous maudire de l’excĂ©dent de poids et d’encombrement. Pareil pour les bouquets de fleur qui supporte trĂšs mal le voyage et qui incommodent souvent les autres voyageurs.

 

Aspect financier

  1. (A l’attention des gestionnaires ou comptables des Ă©tablissements ou des mairies : Comment rĂ©munĂ©rer un auteur ?)

Le tarif est celui de La Charte des auteurs jeunesse : cliquer ici pour les consulter.

Les conditions sont aussi celles de La Charte (trajets, hĂ©bergement et repas sont Ă  la charge de l’organisateur).

« La rĂ©munĂ©ration en droit d’auteur est essentielle car elle seule ouvre le droit Ă  une protection sociale juste, et Ă  la possibilitĂ© de cotiser pour la retraite et la retraite complĂ©mentaire » (site de La Charte).

Voici une brochure (Ă©laborĂ©e par ARL Paca + Charte) qui explique tout tout tout sur comment rĂ©munĂ©rer un auteur : cliquez ici. Cela explique notamment que les interventions scolaires que j’effectue doivent toujours ĂȘtre payĂ©es en droits d’auteur (MĂȘme si je ne suis pas affiliĂ©e Ă  l’Agessa). Vous verrez Ă  la derniĂšre page de cette brochure qu’un auteur non affiliĂ© peut Ă©tablir une facture de droits d’auteurs en remplaçant le terme « rencontres » par « lecture ».

Voici un autre super tutoriel   de La Charte !

Il faut savoir que le statut des auteurs est particulier. On n’est pas des prestataires de service comme des plombiers ou Ă©lectriciens, ni des salariĂ©s comme des animateurs ou des vacataires. Nous sommes des Ă©crivains dont l’organisme qui nous emploie diffuse nos oeuvres (et donc la culture qui va avec) via de l’édition ou, dans le cas qui nous intĂ©resse, des rencontres auprĂšs de nos lecteurs. C’est pourquoi on appelle cet organisme un diffuseur et que nous sommes rĂ©munĂ©rĂ©s sous la forme de droits d’auteur. Aussi on ne peut se rĂ©fĂ©rer Ă  rien de connu, et cela demande aux gestionnaires et trĂ©soriers d’établissements un petit peu de travail de documentation pour s’y adapter. J’en suis la premiĂšre dĂ©solĂ©e. C’est la raison de cet article, pour les y aider.

La toute premiĂšre chose Ă  savoir, c’est que les droits d’auteur sont soumis Ă  des cotisations sociales obligatoires collectĂ©es par une dĂ©pendance de la SĂ©curitĂ© Sociale : l’AGESSA. Pour information ces cotisations sont beaucoup moins chĂšres que celles d’un prestataire de service (20 contre 50% du brut) : pour le mĂȘme montant net, un auteur coĂ»te donc moins cher qu’un plombier, de par son statut.

Les organismes, associations, Ă©tablissements qui font intervenir un auteur doivent s’inscrire en tant que diffuseurs à l’AGESSA (cliquer sur le lien pour obtenir des renseignements).

N’étant pas affiliĂ©e aux Agessa, je rencontre rĂ©guliĂšrement des difficultĂ©s de rĂšglement. J’aurai bientĂŽt un n° de Siret mais sachez que ni l’affiliation Agessa, ni le n° de Siret ne sont obligatoires.

Toutefois, avant toute invitation, et parce que certaines instances financiĂšres sont encore rĂ©ticentes quant Ă  l’application pure et simple des directives en usage, je vous demanderai de bien vouloir vĂ©rifier que celles-ci acceptent de rĂ©gler ma facture de droits d’auteur et, dans l’affirmative de me le garantir par Ă©crit. Si ce n’est pas le cas, plusieurs autres options s’offrent Ă  vous : Maison des Ecrivains, Convention, Fiche de paie… Ou d’inviter un autre auteur ! Je prĂ©fĂšre ne pas venir plutĂŽt que d’avoir Ă  batailler et m’Ă©puiser en mails de relances et autres Ă©changes dĂ©sagrĂ©ables.

DĂ©solĂ©e d’avoir Ă  appuyer sur cet aspect matĂ©riel et bassement prosaĂŻque des choses, mais l’accumulation de dĂ©boires fait que je prĂ©fĂšre dĂ©sormais que celles-ci soient claires afin que l’essentiel, c’est Ă  dire les rencontres avec les enfants, ne soient pas parasitĂ©es par une kyrielle de dĂ©sagrĂ©ments.

2) À l’attention, plus spĂ©cifique, des documentalistes : 

Chers professeurs documentalistes, si votre CDI propose Ă  l’emprunt plus de 50% de son fonds, pensez Ă  dĂ©clarer ou Ă  vĂ©rifier que le gestionnaire de votre Ă©tablissement dĂ©clare bien Ă  la SOFIA les achats de livres pour le CDI : ces livres gĂ©nĂšrent un droit de prĂȘt, pour l’auteur et l’éditeur, de plus ou moins 1 € chacun suivant les annĂ©es (voir calcul plus bas)
 mais cela seulement si l’achat est dĂ©clarĂ© Ă  la Sofia ! Et il semblerait que ce ne soit pas toujours le cas, hĂ©las, tout simplement par manque d’information. Pourtant, il s’agit d’une obligation lĂ©gale.
Le/la profdoc doit remplir ou faire remplir (si c’est l’intendance qui s’en occupe) la dĂ©claration Ă  la SOFIA, et c’est trĂšs rapide : voici un petit tutoriel trĂšs clair.
Cela ne coĂ»te rien Ă  l’établissement, mais si ce n’est pas effectuĂ©, la SOFIA n’est alors pas en mesure de recouper les informations avec les libraires qui doivent verser 6% à la SOFIA de la vente de ces livres aux CDI (en plus des 9% de rĂ©duction maximale faite pour les CDI). Il faut que le libraire et l’établissement dĂ©clarent tous deux ces ouvrages Ă  la SOFIA sans quoi le droit de prĂȘt ne peut pas ĂȘtre versĂ©.
Merci pour votre attention, chers profs docs, et merci aussi, auteurs, profs, etc, de relayer cette information trĂšs mĂ©connue, en espĂ©rant qu’elle soit appliquĂ©e plus souvent qu’on ne croie !
Plus d’infos ici, sur le site de la SOFIA.

Une fois cela clairement exprimĂ©, du moins, je l’espĂšre, je viendrai Ă  votre rencontre avec le plus grand plaisir.

Annexes pour ceux qui n’en ont pas encore assez ! 🙂

Les organismes, associations, Ă©tablissements qui font intervenir un auteur doivent s’inscrire en tant que diffuseurs à l’AGESSA (cliquer sur le lien pour obtenir des renseignements).

Pour que tout soit bien clair sachez que dans le reste de cet article l’établissement qui fait intervenir un auteur sera appelĂ© diffuseur (puisque c’est ce qu’il est, il n’est pas un employeur, mais il participe alors Ă  la diffusion des Ɠuvres de l’auteur).

FAQ Ă  l’intention des gestionnaires ou agents comptable de collĂšges, lycĂ©es, collectivitĂ©s

Gestionnaire ou agent comptable : Nous, le service public, on ne peut pas payer une personne physique. 

Un auteur est certes une personne physique, cependant il ne sera pas payĂ© en salaires, mais en droits d’auteur. Ce cas  trĂšs spĂ©cial est lĂ©gal, et oui, le service public a le droit de payer des droits d’auteur, il en a mĂȘme le devoir s’il fait intervenir un auteur. Il faut bien comprendre que dans ce cas l’établissement n’est pas considĂ©rĂ© comme un employeur, mais comme un diffuseur. Aussi il n’emploie pas l’auteur, en le faisant venir il participe juste Ă  la diffusion de ses Ɠuvres. C’est un cas si particulier qu’il faut tordre toutes les habitudes de pensĂ©e


 

Nous, le service public, on ne peut pas verser de droits d’auteur.

Le statut de l’auteur, s’il est assujetti ou affiliĂ© Ă  l’AGESSA est parfaitement lĂ©gal, et  le service public peut s’adapter Ă  ce statut, puisque l’Agessa est une branche de la sĂ©curitĂ© sociale donc en lien Ă©troit avec l’Etat (la preuve officielle sur le site du service public).

 

Nous, le service public, on ne peut pas verser pour vous des cotisations salariales.

Une note de droits d’auteur ressemble Ă  une fiche de paie sauf que ce n’en est pas une. Verser des droits d’auteur Ă  un auteur n’est pas verser un salaire (c’est verser
 des droits d’auteur, et c’est en cela que c’est un cas unique). Aussi celui qui fait intervenir l’auteur a le devoir lĂ©gal de verser la part contributive, ainsi que les cotisations dans le cas d’un auteur au prĂ©compte, via le site de l’Agessa qui les prendra en charge (le diffuseur n’est qu’un tiers dĂ©clarant). Il s’agit de cotisations sociales relatives au droit d’auteur (et ce ne sont pas des cotisations salariales). Dans le cas d’un auteur dispensĂ© de prĂ©compte, l’établissement est dispensĂ© de jouer le rĂŽle de tiers dĂ©clarant de ces cotisations mais a toujours le devoir de verser la part contributive. Si l’établissement refuse de s’inscrire Ă  l’Agessa et de verser au moins la part contributive, il se place dans l’illĂ©galitĂ©.

 

On n’a pas la case Agessa dans le logiciel comptable / le logiciel comptable ne nous permet pas de verser vos cotisations

On touche lĂ  Ă  la vĂ©ritable cause de tous les malentendus : le FAMEUX LOGICIEL comptable utilisĂ© dans la plupart des collĂšges et lycĂ©es de France, et souvent dans les mairies, collectivitĂ©s etc
 Les gestionnaires, hĂ©las, confondent problĂšme technique avec problĂšme lĂ©gal. Ce n’est pas parce que le concepteur du logiciel n’a pas prĂ©vu le cas de la venue des auteurs dans les Ă©tablissements que la chose n’est pas lĂ©gale ! APPEL URGENT aux concepteurs du logiciel : merci d’ajouter une petite case AGESSA, juste en-dessous de la case SIRET. Vous serez ainsi enfin en accord avec la lĂ©gislation. Cela me parait la moindre des choses Ă©tant donnĂ© la quantitĂ© d’auteurs qui interviennent dans les Ă©tablissements scolaires.

En outre, les gestionnaires peuvent inscrire l’établissement Ă  l’Agessa en tant que diffuseur sans recourir au logiciel. Cela ne prend qu’une minute, et cela permet lĂ  aussi d’ĂȘtre enfin dans la lĂ©galitĂ©.

J’adresse aussi un appel tout aussi urgent au MinistĂšre de l’Education : on attend une note qui expliquerait aux Ă©tablissements qu’ils ont le droit de verser des droits d’auteur ! On attend qu’ils donnent les bonnes informations aux concepteurs de logiciel. Et pourquoi pas un compte commun Ă  tous les Ă©tablissements de France, qui serait en lien avec l’Agessa ?

 

Mais pourquoi ne passez-vous pas par une association comme le font la plupart des auteurs ? Ca simplifierait tout !

Ce cas certes simplifie le travail des gestionnaires, vu que c’est alors l’association en question qui s’inscrit en tant que diffuseur et verse les cotisations. Mais c’est loin de simplifier la vie de l’auteur, qui lui doit trouver l’association, lui faire confiance, passer un contrat avec celle-ci, lui laisser une commission de 10%
 Je perdrais une bonne partie, cumulĂ©e dans l’annĂ©e, de mes revenus, ainsi que beaucoup de mon temps, qui est dĂ©jĂ  si difficile Ă  prĂ©server pour Ă©crire. Je ne verrais aucun inconvĂ©nient Ă  simplifier le travail du gestionnaire, si ce n’était pas si cher payĂ© de mon cĂŽtĂ©, en argent et en temps. Le dĂ©sĂ©quilibre « effort de l’un versus effort de l’autre » est trop grand, d’autant plus que cela ne prend qu’une petite minute au gestionnaire pour s’inscrire en tant que diffuseur, et une fois cela effectuĂ©, c’est fait une bonne fois pour toutes, et il n’y a plus Ă  le faire pour les autres auteurs !

 

Mais est-ce que vous n’ĂȘtes pas obligĂ©e de passer par une association ?

NON ! On n’a aucun besoin d’un intermĂ©diaire quand notre statut nous permet lĂ©galement d’ĂȘtre payĂ© directement. Bien entendu, Ă  l’inverse l’auteur a le droit de passer par une association. Cela arrive et c’est ce qui permet de dire aux gestionnaires « oui mais d’ordinaire les autres auteurs font comme ci et comme ça et ça se passe trĂšs bien ». Mais la plupart des auteurs qui passent par une association le font parce que les organisateurs ne reconnaissent pas la lĂ©galitĂ© de leur statut d’auteur !  Ils utilisent cette parade fort peu pratique pour ĂȘtre sĂ»rs d’ĂȘtre payĂ©s
 Et pourtant il est tout Ă  fait anormal que l’on force un auteur Ă  utiliser un dispositif qui le dessert, alors que son statut actuel et le dispositif qui l’accompagne sont parfaitement lĂ©gaux.

 

 

 

Je fais comment pour inscrire l’établissement Ă  l’AGESSA ?

AGESSA mode d’emploi

1/ L’établissement s’enregistre auprĂšs de l’Agessa comme « diffuseur » pour obtenir un numĂ©ro de diffuseur qu’il reportera sur les bordereaux dĂ©claratifs Ă  chaque fois qu’il invitera un auteur.

Voici le lien vers l’inscription.

Il peut remplir le bordereau en ligne ou bien l’imprimer, le remplir et le poster.

Par la suite, il pourra accĂ©der Ă  son espace personnel en ligne sur le site de l’Agessa.

2/ Toutes les cotisations sociales indiquĂ©es sur la note de droits fournie par l’auteur sont prises en charge par l’Agessa. L’établissement joue simplement le rĂŽle de tiers dĂ©clarant.

3/ En fin d’intervention, l’auteur reçoit la part nette de ses droits d’auteur. L’établissement doit dans le mĂȘme temps payer les cotisations Ă  l’Agessa comme prĂ©cisĂ© ici :

« Pour les diffuseurs qui versent occasionnellement des droits d’auteur, la dĂ©claration et le versement des cotisations sociales devront ĂȘtre effectuĂ©s auprĂšs de l’AGESSA lors du paiement des droits. »

Le paiement des cotisations se fait, soit par chĂšque (libellĂ© Ă  l’ordre de l’Agent Comptable Agessa), Ă  joindre au bordereau dĂ©claratif imprimĂ©, soit par virement avec le RIB mis en ligne sur le site. Explications de l’Agessa (cliquer).

S’inscrire en tant que diffuseur Ă  l’Agessa ne prend qu’une minute, montre en main. Il n’y a pas de coĂ»ts cachĂ©s ni de minimum de cotisation.

Les Ă©tablissements oĂč les gestionnaires ne procĂšdent pas Ă  l’inscription Ă  l’Agessa se placent dans l’illĂ©galitĂ©, alors que moi je ne le suis pas, car je signalerai Ă  l’Agessa en fin d’annĂ©e que j’ai exceptionnellement, malgrĂ© l’information donnĂ©e, Ă©tĂ© payĂ©e en brut, suite Ă  quoi je verserai moi-mĂȘme les cotisations sociales. L’Agessa pourra alors demander Ă  l’établissement la part contributive non versĂ©e.

 

PS : Un grand merci Ă  Florence Hinckel qui m’a autorisĂ©e Ă  pomper sur elle toutes ces informations.